Il montre l'attraction
Chaque degré est placé selon sa fonction — tonique, sous-dominante, dominante — et des traits d'épaisseur variable indiquent vers où il tire. L'épaisseur, c'est la fréquence réelle.
Théorie musicale mesurée
Posez un accord : ChordGravity montre où l'harmonie veut aller ensuite, et avec quelle force. Non pas d'après un traité, mais d'après le comptage de 47 848 enchaînements réels — de la polyphonie de Palestrina à deux cents chansons de rock.
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Chaque degré est placé selon sa fonction — tonique, sous-dominante, dominante — et des traits d'épaisseur variable indiquent vers où il tire. L'épaisseur, c'est la fréquence réelle.
Posez V puis I : cadence parfaite. V puis vi : cadence rompue. VII puis i : cadence éolienne, celle du rock mineur et de bien des musiques de film.
Écoute avec quatre styles de jeu, en 4/4 ou en 3/4, puis export MIDI et MusicXML avec le tempo, les durées et la conduite des voix.
Voici le cœur de ce que mesure ChordGravity. Chaque case indique la fréquence d'un enchaînement dans le répertoire concerné, en mode majeur.
| Palestrina | Monteverdi | Bach | Mozart & Haydn | Rock | |
|---|---|---|---|---|---|
| V → I | 50 % | 41 % | 67 % | 53 % | 62 % |
| IV → I | 35 % | 31 % | 27 % | 51 % | 68 % |
| I → IV | 26 % | 26 % | 23 % | 17 % | 47 % |
| ♭VII → I | 15 % | 17 % | 12 % | — | 57 % |
« — » signale un enchaînement trop rare pour être affiché. Les valeurs sont celles de l'application, à l'arrondi près.
Rock et Bach tombent d'accord sur la cadence parfaite, et divergent sur tout le reste. C'est l'axe plagal qui fait la chanson : IV→I atteint 68 % dans le rock contre 27 % chez Bach. Là où le choral se sert de la sous-dominante comme d'un tremplin vers la dominante, le rock en fait un aller-retour qui se suffit. Et ♭VII→I, à 57 % dans le rock, n'existe pratiquement pas dans le répertoire classique.
| Répertoire | Époque | Pièces | Enchaînements |
|---|---|---|---|
| Palestrina | v. 1570 | 80 | 6 024 |
| Monteverdi | v. 1600 | 49 | 3 916 |
| Bach | v. 1730 | 433 | 18 584 |
| Mozart & Haydn | 1770-1790 | 25 | 2 801 |
| Rock | 1955-1999 | 200 | 16 523 |
47 848 enchaînements au total
Les quatre répertoires anciens sont analysés depuis le corpus music21 : chaque pièce est réduite verticalité par verticalité, une tonalité est estimée par mesure, chaque accord est ramené à un degré, et les sonorités ornementales sont écartées.
Le corpus rock est d'une autre nature : les degrés et les tonalités y sont écrits par des musicologues, accord par accord. C'est le plus fiable des cinq.
Un degré n'affiche un pourcentage qu'au-delà de vingt occurrences. En dessous, l'application le dit plutôt que d'inventer un chiffre.
L'explorateur l'est entièrement : les vingt-quatre tons, les cinq répertoires, l'écoute et la reconnaissance des cadences. Seul l'export de fichiers est destiné à devenir payant.
Non. Tout tourne dans le navigateur, y compris la synthèse sonore. Aucun compte n'est demandé et rien n'est envoyé sur un serveur.
D'un comptage sur cinq corpus : les chorals de Bach, des messes de Palestrina, des madrigaux de Monteverdi, des quatuors de Mozart et Haydn, et deux cents chansons de rock analysées par Trevor de Clercq et David Temperley. Aucune valeur n'est écrite à la main.
Non, ce sont des fréquences observées. Un enchaînement rare n'est pas fautif — c'est souvent l'inverse. Savoir qu'on s'écarte de la pente vaut mieux que de croire qu'il n'y en a pas.
Les collections de standards disponibles ne notent qu'une seule tonalité par morceau, alors que le jazz en change à chaque mesure. Les chiffres qu'on en tirerait auraient l'air justes sans l'être.
Oui, en MIDI et en MusicXML, avec le tempo, la métrique, les durées et la conduite des voix. Les deux exports sont ouverts dans la version actuelle.