ChordGravity
EN

Un accord ne se choisit pas, il s'attire.

En C majeur, chaque accord tire sur le suivant. Posez-en un : les cercles bleus montrent où l'harmonie veut aller et avec quelle force. Changez de ton à tout moment — la suite est écrite en degrés, elle se transpose d'elle-même.

Tonique
Sous-dominante
Dominante
Dominantes secondaires & emprunts

Bach — chorals · c. 1730 · Chorals à quatre voix. L'harmonie qu'on enseigne encore.
433 pièces, 10 796 enchaînements relevés en majeur.

Notes jouées
Votre suite · 0 accord · 0 temps
Cliquez un accord dans le champ, ou partez d'une suite célèbre ci-dessous.
Tonique — le reposSous-dominante — l'éloignementDominante — la tensionEmprunt — l'écart au ton
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Les vingt-quatre tons, septièmes, dominantes secondaires et emprunts, audition avec quatre styles de jeu, suggestions et reconnaissance des cadences.

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MIDI et MusicXML, tempo, durées et conduite des voix conservés, prêts pour votre séquenceur ou votre éditeur de partition. Dans cette démonstration, les exports sont ouverts pour que vous puissiez juger de leur qualité.

Ces pourcentages ne sont pas des règles. Personne ne les a décidés : ils sont comptés. Cinq répertoires ont été dépouillés accord par accord, et le chiffre affiché dit simplement à quelle fréquence tel degré est suivi de tel autre chez ces compositeurs-là. Rien ne vous oblige à suivre la pente — savoir qu'on s'en écarte vaut mieux que de croire qu'il n'y en a pas. Un degré n'affiche un chiffre qu'au-delà de vingt occurrences ; en dessous, l'application vous le dit plutôt que d'inventer.

Comparez les répertoires, c'est là que ça devient intéressant. Rock et Bach tombent d'accord sur la cadence parfaite : V→I vaut 62 % chez l'un, 67 % chez l'autre. Tout le reste les sépare. IV→I atteint 68 % dans le rock contre 27 % chez Bach : là où le choral se sert de la sous-dominante pour élancer vers la dominante, la chanson en fait un aller-retour qui se suffit. Et ♭VII→I, à 57 % dans le rock, n'existe tout simplement pas chez Bach. Sélectionnez un accord, puis changez de répertoire dans le menu : les traits d'attraction se redessinent sous vos yeux.

Ce que ces chiffres ne peuvent pas vous dire. Ils ignorent le rythme harmonique, la place dans la phrase, la mélodie, le renversement, tout ce qui fait qu'un même enchaînement sonne banal ou saisissant. Un accord peu fréquent n'est pas un accord fautif : c'est souvent l'inverse. Les corpus sont aussi de tailles inégales — 433 chorals et 200 chansons face à 25 mouvements de quatuor — et certains répertoires sont mal servis par la grille des degrés, Palestrina en particulier, dont la polyphonie est modale et antérieure au système tonal. Le mineur est désactivé pour les quatuors, qui n'en comptent presque pas dans l'échantillon.

Pas de jazz pour l'instant. Les collections de standards disponibles ne notent qu'une seule tonalité par morceau, alors que le jazz en change à chaque mesure. Les chiffres qu'on en tirerait auraient l'air justes sans l'être, et c'est pire que de ne rien afficher.

Le son et l'écriture. Synthèse à deux oscillateurs par voix dans le navigateur, volontairement pauvre : le but est d'entendre la fonction, pas le timbre. La conduite des voix garde les notes communes d'un accord au suivant et déplace le reste au plus court. L'export MIDI reprend les accords plaqués plutôt que le style de jeu, pour rester une matière première.

Sources. Les quatre répertoires anciens sont analysés depuis le corpus music21 (MIT). Le corpus rock provient de l'analyse de Trevor de Clercq et David Temperley, obtenue via ChoCo, projet Polifonia, sous licence CC BY 4.0 — là, les degrés et les tonalités sont écrits par des musicologues, pas déduits par la machine.